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Pie TSHIBANDA, un parcours légendaire

Á la une Série d'interview sur le succès

Cette semaine le grand écrivain et conteur Pie Tshibanda m’a fait l’honneur de répondre à quelques questions !

Pour ceux qui ne le connaissent pas, Pie Tshibanda Wa Mwela Bujita est un écrivain et conteur congolais qui a plus de 40ans de carrière, devenu célèbre grâce à son one man show Un Fou Noir au pays des blancs.

Né à Kolwezi en 1951, il obtint une licence en Psychologie à l’université de Kisangani en 1977.

De 1977 à 1987, il a travaillé comme professeur des humanités et conseiller d’orientation d’études au Katanga.

De 1987 à 1995, il est psychologue à la GECAMINES/Lubumbashi.

En 1995, il s’exile en Belgique.

Étant au Congo, il écrit pas mal d’ouvrages qui vont de l’essai au roman.

JK: Pouvez-vous nous dire en quelques mots qui est PIE TSHIBANDA ?

PT: Je suis père de famille, auteur de plusieurs textes, enseignant et psychologue. Dans le monde, je suis connu surtout grâce à mon spectacle Un fou noir au pays des Blancs.

JK: Comment vous sentez vous dans cette peau d’écrivain aujourd’hui ?

PT: Je me dis qu’il y a encore un bout de chemin à parcourir, cette fois en partageant mon expérience avec les jeunes. Ce sera ma manière d’assurer la transmission. C’est pour cette raison que j’anime des ateliers d’écriture et que je réponds à ceux qui me sollicitent.

JK: Quelles sont les critiques de votre toute première oeuvre ?

PT: Ma première plaquette publiée, ce fut Femmes libres, femmes enchaînées ; accueil enthousiaste vu l’importance du sujet. Succès de librairie. Les critiques sévères viendront avec les textes de fiction De Kolwezi à Kasaji et Je ne suis pas sorcier. L’écriture de jeunesse appelle toujours des critiques, pas toujours objectives, mais il faut savoir trier et prendre ce qui peut nous aider à avancer. L’honnêteté recommandé de reconnaître qu’avec une première publication, on a pas la maîtrise de l’écriture.

JK: Quelle place occupe la littérature en RD CONGO et en Afrique aujourd’hui ?

PT: L’Afrique est un continent à tradition orale, les gens ne lisent pas autant que les autres le font en Europe. Nous n’avons pas beaucoup de maisons d’éditions ni de librairies. Donc la littérature n’est pas là la préoccupation majeure de nos dirigeants ni de la population.

JK : Quelles sont les clés principales pour réussir en tant qu’écrivain ?

PT: Il faut être un grand lecteur être quelqu’un d’empathique, maîtriser autant que faire se peut la langue dans laquelle on s’exprime. Être perméable à la critique. Être patient et travailleur.

JK: Comment définissez vous votre parcours et quelle est la leçon la plus précieuse que vous en ayez tirée ?

PT: Mon parcours fut parsemé d’embûches et de souffrance. La leçon ? Quand vous êtes sincère, respectueux des autres, honnête, travailleur, vous finissez par être récompensé. Nous ne sommes pas très nombreux à vivre de la littérature. Le jour où un critique malveillant voudra vous descendre, le lecteur vous tiendra la main pour vous relever. C’est lui -in fine- qui légitimera l’oeuvre. C’est lui qui met la main à la poche

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